๐๐ผ๐๐๐๐ผ๐น๐ฒ ๐ถ๐ป๐๐ฒ๐ฟ๐ฐ๐๐น๐๐๐ฟ๐ฒ๐น๐น๐ฒ ๐๐ฟ๐ฎ๐ป๐ฐ๐ฒ-๐๐ฎ๐ฝ๐ผ๐ป #๐ฒ
๐ฏ๐ต ่จ้ (๐๐ผ๐๐ผ๐ฑ๐ฎ๐บ๐ฎ) : ๐พ๐๐ฎ๐ป๐ฑ ๐น๐ฒ๐ ๐บ๐ผ๐๐ ๐ผ๐ป๐ ๐๐ป๐ฒ ๐ฎฬ๐บ๐ฒ…
Connaissez-vous le concept japonais de ่จ้ (Kotodama) ?
Littรฉralement, il signifie ยซ ๐ญ’๐ขฬ๐ฎ๐ฆ ๐ฅ๐ฆ๐ด ๐ฎ๐ฐ๐ต๐ด ยป.
Cette croyance ancestrale repose sur l’idรฉe que les mots possรจdent une force particuliรจre et qu’ils peuvent influencer les personnes, les relations et parfois mรชme le cours des รฉvรฉnements.
Au Japon, les mots ne sont pas toujours perรงus comme de simples outils destinรฉs ร transmettre une information.
Ils portent รฉgalement une intention.
Cette sensibilitรฉ se retrouve dans ๐น’๐ฎ๐๐๐ฒ๐ป๐๐ถ๐ผ๐ป ๐ฝ๐ผ๐ฟ๐๐ฒฬ๐ฒ ๐ฎ๐๐
๐ณ๐ผ๐ฟ๐บ๐๐น๐ฒ๐ ๐ฑ๐ฒ ๐ฝ๐ผ๐น๐ถ๐๐ฒ๐๐๐ฒ, ๐ฎ๐๐
๐ฟ๐ฒ๐บ๐ฒ๐ฟ๐ฐ๐ถ๐ฒ๐บ๐ฒ๐ป๐๐, ๐ฎ๐๐
๐ฒ๐ป๐ฐ๐ผ๐๐ฟ๐ฎ๐ด๐ฒ๐บ๐ฒ๐ป๐๐, mais aussi dans ๐ก๐ ๐จ๐ค๐๐ฃ ๐๐ฅ๐ฅ๐ค๐ง๐ฉ๐ฬ ๐๐ช ๐๐๐ค๐๐ญ ๐๐๐จ ๐ข๐ค๐ฉ๐จ ๐ก๐ค๐ง๐จ๐ฆ๐ช๐ ๐ก๐ ๐จ๐๐ฉ๐ช๐๐ฉ๐๐ค๐ฃ ๐๐จ๐ฉ ๐๐ฬ๐ก๐๐๐๐ฉ๐.
Pour un interlocuteur franรงais, cette prudence peut parfois sembler excessive ou indirecte.
Pourtant, la culture franรงaise n’est pas totalement รฉtrangรจre ร cette idรฉe.
Lorsque nous disons : ยซ ๐๐ฐ๐ถ๐ณ๐ฏ๐ฆ๐ณ ๐ด๐ฆ๐ฑ๐ต ๐ง๐ฐ๐ช๐ด ๐ด๐ข ๐ญ๐ข๐ฏ๐จ๐ถ๐ฆ ๐ฅ๐ข๐ฏ๐ด ๐ด๐ข ๐ฃ๐ฐ๐ถ๐ค๐ฉ๐ฆ ๐ข๐ท๐ข๐ฏ๐ต ๐ฅ๐ฆ ๐ฑ๐ข๐ณ๐ญ๐ฆ๐ณ ยป, nous reconnaissons nous aussi que les mots ont un poids et que certaines paroles peuvent laisser une empreinte durable.
La diffรฉrence rรฉside peut-รชtre dans l’attention accordรฉe ร cette ๐ฅ๐ช๐ฎ๐ฆ๐ฏ๐ด๐ช๐ฐ๐ฏ ๐ณ๐ฆ๐ญ๐ข๐ต๐ช๐ฐ๐ฏ๐ฏ๐ฆ๐ญ๐ญ๐ฆ ๐ฅ๐ถ ๐ญ๐ข๐ฏ๐จ๐ข๐จ๐ฆ.
Dans un contexte professionnel, nous faisons naturellement attention ร ce que nous disons.
Lorsque les mots sont alignรฉs avec l’intention, le message gagne en sincรฉritรฉ et la relation en confiance.
Dans les collaborations franco-japonaises, cette nuance est prรฉcieuse.
๐๐ต ๐ด๐ช ๐ญ๐ฆ ๐๐ฐ๐ต๐ฐ๐ฅ๐ข๐ฎ๐ข ๐ฏ๐ฐ๐ถ๐ด ๐ช๐ฏ๐ท๐ช๐ต๐ข๐ช๐ต ๐ขฬ ๐ฑ๐ฐ๐ณ๐ต๐ฆ๐ณ ๐ถ๐ฏ ๐ณ๐ฆ๐จ๐ข๐ณ๐ฅ ๐ถ๐ฏ ๐ฑ๐ฆ๐ถ ๐ฅ๐ช๐ง๐ง๐ฆฬ๐ณ๐ฆ๐ฏ๐ต ๐ด๐ถ๐ณ ๐ญ๐ฆ๐ด ๐ฎ๐ฐ๐ต๐ด ๐ฒ๐ถ๐ฆ ๐ฏ๐ฐ๐ถ๐ด ๐ฆฬ๐ค๐ฉ๐ข๐ฏ๐จ๐ฆ๐ฐ๐ฏ๐ด ๐ข๐ถ ๐ฒ๐ถ๐ฐ๐ต๐ช๐ฅ๐ช๐ฆ๐ฏ ?
