𝗥 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲… 𝗥𝗶𝗰𝗵𝗶𝗴𝗶 律儀
(= droiture, loyauté sincère)

Au Japon, on qualifie de 𝗥𝗶𝗰𝗵𝗶𝗴𝗶 une personne qui 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁𝗲 𝘀𝗰𝗿𝘂𝗽𝘂𝗹𝗲𝘂𝘀𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘀𝗲𝘀 𝗲𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀, 𝗾𝘂𝗶 𝗻’𝗼𝘂𝗯𝗹𝗶𝗲 𝗷𝗮𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗱𝗲 𝗿𝗲𝗺𝗲𝗿𝗰𝗶𝗲𝗿 𝗻𝗶 𝗱𝗲 𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝘂𝗻 𝘀𝗲𝗿𝘃𝗶𝗰𝗲 𝗿𝗲𝗰̧𝘂.

Cette valeur est profondément ancrée dans la vie sociale et professionnelle.

Déjà à l’époque d’Edo (1603–1868), on disait d’un marchand qu’il était « Richigi na hito » 律儀な人 lorsqu’il honorait toujours ses dettes et ses promesses.
Sa réputation de 𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁𝘂𝗿𝗲 valait plus qu’une publicité : elle ouvrait les portes du commerce et assurait la pérennité de ses affaires.

Encore aujourd’hui, cette logique perdure.

Dans les relations d’affaires japonaises, la confiance réciproque compte parfois plus qu’un contrat écrit.

On le voit par exemple dans les Keiretsu (groupes d’entreprises liés entre elles) ou dans les relations durables entre fournisseurs et grands donneurs d’ordres : 𝗹𝗮 𝗳𝗶𝗱𝗲́𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗲𝘁 𝗹𝗮 𝗹𝗼𝘆𝗮𝘂𝘁𝗲́ priment sur la recherche du meilleur prix.
Une entreprise fiable et avantageuse mais jugée incertaine.

🤝 Et vous, dans vos collaborations, faites-vous davantage confiance aux écrits… ou aux liens humains ?

🔤 18e mot de notre abécédaire interculturel franco-japonais : Richigi 律儀 — une notion qui rappelle que la loyauté et la confiance peuvent parfois avoir plus de poids que l’encre d’un contrat.

Je suis Midori, facilitatrice interculturelle franco-japonaise 🇨🇵🇯🇵

Ma mission : animer des ateliers de formation ou des conférences pour décrypter les différences culturelles du Japon et de la France pour une meilleure compréhension mutuelle.