๐๐ผ๐๐๐๐ผ๐น๐ฒ ๐ถ๐ป๐๐ฒ๐ฟ๐ฐ๐๐น๐๐๐ฟ๐ฒ๐น๐น๐ฒ ๐๐ฟ๐ฎ๐ป๐ฐ๐ฒ-๐๐ฎ๐ฝ๐ผ๐ป #๐ณ : ไบไบบไธ่ (๐ก๐ถ๐ป๐ถ๐ป ๐ฆ๐ฎ๐ป๐ธ๐๐ฎ๐ธ๐)
๐ฏ๐ต Au Japon, il existe une รฉpreuve incontournable des journรฉes sportives scolaires (undลkai) : le ไบไบบไธ่ (ninin sankyaku).
Le principe est simple.
Deux personnes attachent chacune une jambe ร celle de leur partenaire et doivent parcourir une distance ensemble.
Chacun possรจde son propre rythme.
Ses propres rรฉflexes.
Sa propre maniรจre d’avancer.
Si l’un cherche ร aller plus vite que l’autre, les deux trรฉbuchent.
Pour progresser, il faut observer, s’ajuster, synchroniser ses pas.
Cette image me revient souvent lorsque j’accompagne des collaborations entre รฉquipes franรงaises et japonaises.
๐จ๐ต Cรดtรฉ franรงais, nous valorisons volontiers l’autonomie, l’initiative individuelle et la rapiditรฉ d’exรฉcution.
๐ฏ๐ต Cรดtรฉ japonais, l’accent est souvent mis sur l’alignement, la coordination et la progression collective.
Vu de France, cette recherche d’accord peut parfois sembler ralentir l’action.
Vu du Japon, avancer trop vite sans s’assurer que chacun suit le mouvement peut au contraire fragiliser le groupe.
Ni l’une ni l’autre de ces approches n’est meilleure.
Le vรฉritable dรฉfi de la collaboration interculturelle n’est pas de convaincre l’autre de marcher ร notre rythmeโฆMais plutรดt de ๐๐ฟ๐ผ๐๐๐ฒ๐ฟ ๐ฒ๐ป๐๐ฒ๐บ๐ฏ๐น๐ฒ ๐๐ป๐ฒ ๐ฐ๐ฎ๐ฑ๐ฒ๐ป๐ฐ๐ฒ ๐พ๐๐ถ ๐ฝ๐ฒ๐ฟ๐บ๐ฒ๐๐๐ฒ ๐ฎฬ ๐ฐ๐ต๐ฎ๐ฐ๐๐ป ๐ฑ’๐ฎ๐๐ฎ๐ป๐ฐ๐ฒ๐ฟย sans tomber.
Aprรจs tout, dans une course de ไบไบบไธ่, l’objectif n’est pas uniquement d’atteindre la ligne d’arrivรฉe.
๐พ’๐๐จ๐ฉ ๐’๐๐ซ๐ค๐๐ง ๐ฉ๐ง๐ค๐ช๐ซ๐ฬ, ๐ฅ๐๐จ ๐๐ฅ๐ง๐ฬ๐จ ๐ฅ๐๐จ, ๐ช๐ฃ๐ ๐ข๐๐ฃ๐๐ฬ๐ง๐ ๐’๐๐ซ๐๐ฃ๐๐๐ง ๐๐ฃ๐จ๐๐ข๐๐ก๐ ๐ซ๐๐ง๐จ ๐ช๐ฃ ๐ข๐ฬ๐ข๐ ๐ค๐๐๐๐๐ฉ๐๐.
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