𝗬 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲… 𝗬𝗼𝗿𝗼𝘀𝗵𝗶𝗸𝘂 𝗢𝗻𝗲𝗴𝗮𝗶𝘀𝗶𝗺𝗮𝘀𝘂 よろしくお願いします
En japonais, difficile de passer une journée sans dire Yoroshiku Onegaisimasu.

C’est probablement l’expression la plus difficile à traduire du japonais.

Elle signifie littéralement « je vous prie de bien vouloir », mais son usage couvre une gamme immense de situations : présentation, demande de faveur, remerciement anticipé…

🔹 𝗨𝗻𝗲 𝗱𝗲𝗺𝗮𝗻𝗱𝗲 (quand on sollicite quelqu’un : “…S’il vous plait…”)
🔹 𝗨𝗻 𝗲𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 (quand on a fait une demande qui est acceptée : « Je compte sur vous »)
🔹 𝗨𝗻 𝗹𝗶𝗲𝗻 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝗹 (comme une façon de sceller la relation en reconnaissant la place de l’autre)

Dire « 𝘠𝘰𝘳𝘰𝘴𝘩𝘪𝘬𝘶 » 𝘦𝘯 𝘴𝘦 𝘱𝘳𝘦́𝘴𝘦𝘯𝘵𝘢𝘯𝘵, c’est demander implicitement :
« Veuillez avoir une bonne disposition envers moi, collaborer de manière bienveillante. »
C’est reconnaître d’emblée que les relations humaines demandent de la considération mutuelle.

Dans le contexte professionnel, maîtriser le bon niveau de « 𝘠𝘰𝘳𝘰𝘴𝘩𝘪𝘬𝘶 »
devient un marqueur d’intégration culturelle: du simple « 𝘠𝘰𝘳𝘰𝘴𝘩𝘪𝘬𝘶 » よろしくentre collègues au très formel « 𝘋𝘰̄𝘻𝘰 𝘠𝘰𝘳𝘰𝘴𝘩𝘪𝘬𝘶 𝘖𝘯𝘦𝘨𝘢𝘪𝘪𝘵𝘢𝘴𝘩𝘪𝘮𝘢𝘴𝘶 » どうぞよろしくお願いいたします avec un client .

Dans les entreprises japonaises, un projet commence souvent par :
* 今後ともどうぞよろしくお願いします Kongo tomo Dōzo Yoroshiku Onegaisimasu (Je peux compter sur vous à partir de maintenant).

Le Yoroshiku est à la fois une ouverture, une marque de confiance et un rappel de l’interdépendance.

Anecdote culturelle : au Nouvel An, les Japonais envoient des cartes de vœux (Nengajō 年賀状).
La formule presque obligatoire est : 今年もよろしくお願いします (Je compte encore sur vous cette année).
Une manière de rappeler que les relations se poursuivent et se renforcent d’année en année.

En France, nos « bonne année » ou « meilleurs vœux » sont chaleureux, mais ils ne portent pas cette dimension de continuité relationnelle.

🔤 25e mot de notre abécédaire interculturel franco-japonais : Yoroshiku Onegaisimasu よろしくお願いします — 𝘂𝗻𝗲 𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗲 𝗽𝗵𝗿𝗮𝘀𝗲 𝗳𝗼𝗻𝗱𝗮𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗹𝗲
 qui, selon la nuance, peut 𝗼𝘂𝘃𝗿𝗶𝗿, 𝗿𝗲𝗻𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲𝗿 𝗼𝘂 𝘀𝗰𝗲𝗹𝗹𝗲𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗿𝗲𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻.