Au Japon, le secteur industriel reste un pilier de l’économie, représentant environ 20 % du PIB en 2021 (OCDE).
Mais derrière les chiffres, il y a la philosophie de 𝗠𝗼𝗻𝗼𝘇𝘂𝗸𝘂𝗿𝗶, « Fabriquer les choses avec soin », une approche du travail où la fabrication devient un acte de responsabilité, de précision et d’engagement collectif.
Les 4 grands principes de valeurs fondatrices :
1. 𝗟’𝗮𝗺𝗲́𝗹𝗶𝗼𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗶𝗻𝘂𝗲 (改善 Kaizen) : chaque problème devient une opportunité de progrès.
2. 𝗟’𝗲𝘀𝗽𝗿𝗶𝘁 𝗱’𝗲́𝗾𝘂𝗶𝗽𝗲 : la réussite est collective, la voix de chacun compte.
3. 𝗟𝗮 𝗰𝗿𝗲́𝗮𝘁𝗶𝘃𝗶𝘁𝗲́ 𝗽𝗿𝗮𝗴𝗺𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 : innover avec ingéniosité, en limitant le gaspillage (無駄 muda)
4. 𝗟’𝗲𝘅𝗶𝗴𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ : de la conception à la livraison, la qualité n’est pas une finalité, mais une discipline constante, sans irrégularité (ムラ mura)
Ces valeurs sont issues du concept de 𝗧𝗼𝘆𝗼𝘁𝗮 𝗣𝗿𝗼𝗱𝘂𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗦𝘆𝘀𝘁𝗲𝗺 (TPS).
Bien plus qu’un système logistique, c’est une véritable philosophie de gestion, basée sur deux grands piliers :
* 𝗝𝘂𝘀𝘁-𝗶𝗻-𝗧𝗶𝗺𝗲 : produire uniquement ce qui est nécessaire, quand cela est nécessaire.
* 𝗝𝗶𝗱𝗼𝗸𝗮 自動化 : automatisation avec une touche humaine
Un autre exemple emblématique du 𝗠𝗼𝗻𝗼𝘇𝘂𝗸𝘂𝗿𝗶 : 𝗣𝗮𝗻𝗮𝘀𝗼𝗻𝗶𝗰
En 2018, à l’occasion de son centenaire, Panasonic a inauguré à Osaka le 𝗣𝗮𝗻𝗮𝘀𝗼𝗻𝗶𝗰 𝗠𝘂𝘀𝗲𝘂𝗺, comprenant notamment le 𝗠𝗼𝗻𝗼𝘇𝘂𝗸𝘂𝗿𝗶𝘀𝗺 𝗠𝘂𝘀𝗲𝘂𝗺, un espace dédié à l’innovation technique, à l’histoire de ses produits et à l’esprit de fabrication.
Ce lieu rend hommage à son fondateur, 𝗠𝗮𝘁𝘀𝘂𝘀𝗵𝗶𝘁𝗮 𝗞𝗼̂𝗻𝗼𝘀𝘂𝗸𝗲, surnommé « 𝗹𝗲 𝗱𝗶𝗲𝘂 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗴𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻 », dont la pensée managériale dépasse le cadre de l’entreprise pour toucher à la responsabilité sociale, au bien commun et au développement humain.
💬 « 𝙇𝙚 𝙙𝙚́𝙫𝙚𝙡𝙤𝙥𝙥𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙙’𝙪𝙣𝙚 𝙚𝙣𝙩𝙧𝙚𝙥𝙧𝙞𝙨𝙚 𝙘𝙤𝙢𝙢𝙚𝙣𝙘𝙚 𝙥𝙖𝙧 𝙡𝙚 𝙙𝙚́𝙫𝙚𝙡𝙤𝙥𝙥𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙙𝙚𝙨 𝙥𝙚𝙧𝙨𝙤𝙣𝙣𝙚𝙨 𝙦𝙪𝙞 𝙮 𝙩𝙧𝙖𝙫𝙖𝙞𝙡𝙡𝙚𝙣𝙩. »
— Matsushita Kônosuke
Et si s’inspirer du 𝗠𝗼𝗻𝗼𝘇𝘂𝗸𝘂𝗿𝗶 vous permettait d’ouvrir un nouveau regard sur la qualité, le collectif et la gestion des processus ?